{"id":1810,"date":"2022-07-29T18:37:29","date_gmt":"2022-07-29T16:37:29","guid":{"rendered":"https:\/\/leseptiemeart.com\/?p=1810"},"modified":"2022-07-31T09:12:29","modified_gmt":"2022-07-31T07:12:29","slug":"elvis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/2022\/07\/29\/elvis\/","title":{"rendered":"Elvis"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab&nbsp;Quand les choses sont trop dangereuses \u00e0 dire, chante&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p><p><\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>En trois mots&nbsp;? Extravagant, d\u00e9mesur\u00e9, spectaculaire<\/strong>. <em>So, let\u2019s have a look&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Sorti en 2022, <em>Elvis<\/em> est la derni\u00e8re super-production de Baz Luhrmann et elle n\u2019a pas vol\u00e9 sa flopp\u00e9e de louanges.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alors c\u2019est quoi le pitch&nbsp;?<\/strong> D\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, l\u2019attirance d\u2019Elvis Presley [Austin Butler] pour la musique est ind\u00e9niable. Son talent, lui, est incontestable. L\u2019un des premiers \u00e0 l\u2019avoir rep\u00e9r\u00e9, le Colonel Tom Parker [Tom Hanks], sera aussi celui qui fera d\u00e9coller sa carri\u00e8re. L\u2019aurait-il \u00e9galement conduit \u00e0 sa perte&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour son premier biopic musical, Baz Luhrmann frappe fort, tr\u00e8s fort. D\u00e8s le d\u00e9part, le spectateur est d\u00e9rout\u00e9 par une voix off qu\u2019il peine \u00e0 identifier, celle du Colonel Parker, homme \u00e9nigmatique et de peu de confiance, dont on comprend qu\u2019il a jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans la carri\u00e8re du King. La relation entre le Colonel et Elvis se pr\u00e9sente comme le fil conducteur de ce long m\u00e9trage, parti pris d\u00e9concertant mais filou quand on sait que le grand public ignorait jusqu\u2019\u00e0 son existence. Les univers d\u00e9peints par Luhrmann en fonction de l\u2019\u00e2ge d\u2019Elvis sont criants de justesse et offrent des s\u00e9quences parfaitement immersives. Du King, on d\u00e9couvre tout d\u2019abord un gar\u00e7on tendre, profond\u00e9ment attach\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re, ce qui d\u00e9tonne avec le personnage public et l\u2019image m\u00e9galo impr\u00e9gn\u00e9e dans la conscience collective. On rencontre \u00e9galement un jeune homme simple et curieux, attir\u00e9 par les <em>comics<\/em> qu\u2019il d\u00e9vore et dont il se r\u00eave en h\u00e9ros. On d\u00e9couvre aussi un gar\u00e7on poss\u00e9d\u00e9 par la musique gospel, qui, toute sa vie durant, l\u2019inspirera. Luhrmann fait \u00e9galement preuve d\u2019un respect historique pr\u00e9cis pour le contexte. On c\u00f4toie ainsi les \u00e9v\u00e9nements qui ont boulevers\u00e9 l\u2019artiste [les assassinats de John.F Kennedy, Martin Luther King et Sharon Tate], les mouvements sociaux qui l\u2019ont anim\u00e9 [contre les lois s\u00e9gr\u00e9gationnistes] et l\u2019\u00e9volution des m\u0153urs \u00e0 laquelle son personnage public aura ardemment particip\u00e9. Le film revient \u00e9galement sur son amiti\u00e9 avec BB King et ses inspirations afro am\u00e9ricaines telles que Big Mama Thornton et Sister Rosetta Tharpe [certains diront <em>hommage<\/em>, d\u2019autre <em>plagiat<\/em>, mais je ne me lancerai pas dans le d\u00e9bat]. Elvis Presley, c\u2019\u00e9tait aussi un mari et un p\u00e8re, dont les deux facettes sont abord\u00e9es avec des pincettes [faut pas \u00e9corcher les d\u00e9tentrices des droits]. C\u00f4t\u00e9 acteurs, Austin Butler est parvenu \u00e0 capter et restituer l\u2019\u00e9nergie que l&rsquo;artiste d\u00e9gageait sur sc\u00e8ne. Du mythique jeu de jambes au regard de braise cach\u00e9 sous une m\u00e8che rebelle, la s\u00e9duction op\u00e8re. Tom Hanks est quant \u00e0 lui m\u00e9connaissable, cigare au bec, endimanch\u00e9 dans un costume de vieux sudiste conservateur \u00e0 la panse arrondie, on devine rapidement la perfidie qui se cache derri\u00e8re le bonhomme. <em>Elvis<\/em>, c\u2019est donc tout \u00e7a \u00e0 la fois, combin\u00e9 dans un film qui vous fera revivre l&rsquo;odyss\u00e9e folle de l&rsquo;ic\u00f4ne du rock&rsquo;n&rsquo;roll, de ses pr\u00e9mices \u00e0 sa gloire puis \u00e0 sa chute ; car <em>Elvis<\/em>, c&rsquo;est aussi une fin pr\u00e9matur\u00e9e et tragique. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et au final, on en pense quoi&nbsp;?<\/strong> Quarante-cinq ans apr\u00e8s la disparition du mythe, Luhrmann ravive avec authenticit\u00e9 l\u2019hyst\u00e9rie collective que suscitait le King. Ce long m\u00e9trage est une fresque exceptionnelle, digne d\u2019un spectacle <em>son &amp; lumi\u00e8re<\/em>. <em>Elvis<\/em> se positionne sans aucun mal, au niveau des meilleurs biopics musicaux tels que Ray (2004), La M\u00f4me (2007) ou Bohemian Rhapsody (2018). M\u00eame novice comme je l\u2019\u00e9tais de l\u2019artiste, la s\u00e9duction op\u00e8rera.<\/p>\n\n\n\n<p>&gt; Actuellement en salle <\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Quand les choses sont trop dangereuses \u00e0 dire, chante&nbsp;!&nbsp;\u00bb En trois mots&nbsp;? Extravagant, d\u00e9mesur\u00e9, spectaculaire. So, let\u2019s have a look&nbsp;! Sorti en 2022, Elvis est &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1849,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[],"class_list":["post-1810","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-biopic"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1810","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1810"}],"version-history":[{"count":49,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1810\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1866,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1810\/revisions\/1866"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1849"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1810"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1810"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leseptiemeart.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1810"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}