The House That Jack Built
The House That Jack Built

The House That Jack Built

« If you feel like screaming, I definitely think that you should. »

En trois mots ? Mystique, dérangeant, immaitrisable. So, let’s have a look !

Sorti en 2018, The house that Jack built prouve que la provocation de Lars Von Trier est définitivement sans limite.

Alors, c’est quoi le pitch? Jack est un tueur en série se déplaçant à bord d’un van rouge. Le long-métrage est guidé par un dialogue en voix off entre Jack et un personnage nommé Verge, qui l’escorte vers un lieu inconnu. Durant leur voyage, Jack relate cinq incidents qui se sont déroulés sur douze ans et qui ont jalonné son parcours de psychopathe.

Mais qui est Jack ? Jack est un insaisissable olibrius à la folie de prime abord indétectable, ce qui le rend particulièrement dangereux. Il dérange par son flegme lorsqu’il s’agit de saisir des opportunités léthifères ; il dérange par son sadisme lorsqu’il s’agit d’assouvir ses pulsions meurtrières. Ainsi, Jack poursuit un dessein et rien ne saurait prétendre l’en détourner. Chaque meurtre est pour lui une œuvre d’art qu’il met en scène post mortem et immortalise en la photographiant. Ce long métrage est à la fois insolent et corrosif. Lars Von Trier fait la part belle aux femmes qui, dans cette épopée, vont de naïves à connes finies. Le film est profondément noir, et pas seulement parce que Matt Dillon fait des trous au fusil de chasse dans le peau des enfants qu’il traque comme des bêtes lors d’un pique-nique champêtre. Il l’est en raison de la nature même du personnage incarné par Matt Dillon, cet homme aux TOC dévorants et adepte du sophisme, dont on ne peut accéder au raisonnement car il échappe à la raison commune pour n’obéir qu’à la sienne. On touche ainsi aux tréfonds effrayants de sa folie. Au fil des échanges avec Verge, on comprend que Jack prend de plus en plus de risques, courant ainsi vers son inéluctable perte ?

Et au final, on en pense quoi ? Ma curiosité a rapidement fait place à la crispation. Ce thriller aurait pu davantage susciter mon intérêt sans la surdose de mysticisme et de religion. Cela étant dit, les afficionados de Da Vinci Code ou Split y trouveront sans doute leur compte.

En conclusion, repassez-vous la BO par Disco Funk Spinner – what’s your name histoire de vous décrisper.