Aline 

« Vous avez pas compris, que pour ma petite princesse, c’est un prince qu’il lui faut ? Pas un vieux pruneau bronzé, qui a trois fois son poids, deux fois et demi son âge et qui est deux fois divorcé ! »

En trois mots ? Incarné, bluffant, splendide. So, let’s have a look !

Sorti en 2020, c’est par crainte de m’infliger un ramassis de niaiseries que je suis passée à côté de cette pépite de et avec Valérie Lemercier. Bien mal m’en a pris, car je l’ai depuis, visionnée trois fois !

Alors, c’est quoi le pitch ? Aline, quatorzième et dernier enfant de la famille Dieu, montre un réel talent pour le chant. Ses proches, et en particulier sa tendre maman, sont persuadés qu’Aline a de grandes chances de percer dans le milieu. C’est pourquoi ils font appel au célèbre producteur de musique Guy-Claude Kamar, convaincu dès la première cassette audio, que la jeune artiste deviendra une grande chanteuse.

Je ne m’appesantirai pas sur le point de déterminer si le film est à ranger dans la catégorie biopic ou fiction librement inspirée, car il s’agit là de considérations que retiennent peu mon intérêt. En revanche, la performance de Valérie Lemercier et le vibrant hommage adressé par une artiste talentueuse à une autre, méritent largement qu’on fasse un arrêt sur image. 

Une fois vos oreilles écorchées par les premiers dialogues, vous vous ferez à l’accent. A défaut d’être séduisant, il est accrocheur. Vous prendrez plaisir à constater que les récentes évolutions techniques, auront permis de rendre le personnage d’Aline, physiquement « fidèle à lui-même », de sa prime enfance à l’âge adulte. Il me parait impossible que – quelqu’un – n’ait pas fait de commentaire sur ce point. Les performances physiques et artistiques de Valérie Lemercier sont époustouflantes et concentrent quasiment à elles seules, tous les éloges adressés au film. Sa performance est saisissante de ressemblance et de justesse en comparaison avec la personne dont elle s’inspire et l’actrice déploie une énergie intense, au pouvoir furieusement enrôlant (rien que ça!).

Le film offre également un excellent dosage des périodes et des facettes de la vie d’Aline. De l’enfant à l’adulte, de la personne privée au personnage public, de la jeune fille à la femme épanouie et amoureuse. Toute la vie d’Aline y passe et c’est une complétude très appréciable à l’écran.

Terminons avec un mot sur la très belle histoire d’amour, égrainée tout au long du film. Si maman Dieu peine à imaginer son bébé tout nu avec un gros poilu, force est de constater qu’avec les années, le choix d’Aline résonne comme le choix du cœur et l’histoire de ces deux êtres tombés en amour – parce que leur corps et leur cœur ne leur seront donnés qu’une fois – sera capable de tirer une larme à beaucoup d’entre vous nous.

Et au final, on en pense quoi ? Ce film transpire la fascination d’une artiste pour une autre. Splendide !

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